#JO2016 – La méchanceté des journalistes

L’athlète passe sa vie à nager plus rapidement, à sauter plus haut, à essayer de bloquer le dos de l’adversaire contre le tatami avant que l’adversaire fasse le même. Et ainsi, dans les minutes (ou secondes!) qu’il a pour faire valoir son effort, devant des milliard des personnes, en direct, en couleur, parfois presque à poil… l’athlète s’emmêle les pieds. Glisse. Tombe sur ses fesses.

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La méchanceté des journalistes

Nonobstant son pire échec professionnel, peut être son plus grand choc émotionnel, il s’avance encore haletant et fait face à toutes les cameras du monde entier: « Zut alors! Vous avez perdu l’équilibre? La médaillé s’est échappée, que s’est il passé? », « Huitième place, encore pire que au Championnat d’Europe, comment vous l’expliquez? », « Beaucoup trop d’erreurs, pas de podium, juste lors de vos derniers JO, et maintenant? »

J’imagine bien dans le cas où nos échecs seraient aussi transmis en direct, partout dans le monde. « Nous voici avec Robert G. de Grenoble, Robert suivait une diète Weight Watchers, catégorie au dessous de 150 kilos. Racontez-nous, Robert, vous étiez dans un bon rythme, quatre semaines, presque 10 kilos de perdus, votre femme était confiante. Et là, il est deux heures du mat et vous venez de finir un pot de Nutella! Comment c’est possible? Beaucoup de stress? Votre femme vous met la pression?

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« Juste un petit mot, Lucienne?! Lucienne sort de l’épreuve du BAC, elle se prépare depuis 3 ans avec des cours particuliers et vise l’école de médecine. Mais juste aujourd’hui elle s’est même trompé sur la racine carré de 289! Alors, Lucienne? Fatiguée, la famille est déçue, 3 ans jetés à la poubelle, comment vous vous sentez?

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Si la méchanceté suffisait pour faire fortune, il y a beaucoup de journalistes qui seraient célèbres. – Coluche

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Angela

Angela vit en France depuis 2002, a envie de tout découvrir et d’apprendre à tout faire ; ne sais pas tout faire à la perfection, mais se débrouille un peu dans tout. Même si elle a le sentiment d’avoir fait le bon choix, d’avoir réussi, d’avoir, par son départ, une vie meilleure, l’immigrante souffre souvent de nostalgie . Et de plus en plus avec le temps.

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